Toujours autant inspiré lorsqu’il s’agit de faire preuve de créativité dans ses accroches, Le Claqueur de Doigts qui en véritable outsider vise d’ailleurs le top du classement des Punchlineurs sur Spotify va pour l’heure se pencher sur son ordinateur pour vous sortir du bout de ses organes un article qui va vous en mettre plein les yeux. Allez, approche.

Avec son doigté légendaire et Youporn en onglet d’ouvert, Le Claqueur de Doigts va aujourd’hui vous parler d’un accessoire qui lui aussi va vous soulager, mais pas où vous l’auriez pensé de prime à bord.

Mais pourquoi donc tourner autant autour de la rondelle d’une façon si grossière ? Car le sujet dont le teaser dure depuis bien trop de phrases vulgaires maintenant n’est autre qu’une bonne paire… de lunettes (Plein les yeux, Youporn, lunettes, CQFD).

Et cette paire que je porte à la manière d’un Tea Bag mais sur le nez en ce moment même (tiens, ça pourrait être une catégorie intéressante à ajouter ça. On pourrait l’appeler la Eye Ball, ça sonne bien non !?) n’est autre que le modèle BERKELEY de la marque Edie et Watson.

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EDIE & WATSON

Edie & Watson, qui n’est pas le nom mal écrit du papa d’un acteur Ghanéen, ni celui d’une marque créée en 1887 par Sir Arthur Conan Doyle et qui produirait depuis des lunettes anti-lumière bleue pour prévenir de la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge pour ceux qui n’auraient pas lu mon article sur les verres EyeZen d’Essilor, ou qui sont tout simplement incultes, choisissez votre catégorie, mais bon je la devine d’avance. Connard, moi !? Odieux certainement, mais les deux, je laisse ça à d’autres.), pour la simple et bonne raison qu’à l’époque qu’à l’époque les écrans LCD, LED ou autre acronymes n’existaient tout simplement pas, est en réalité une jeune branche (pour coller au champ lexical des lunettes) du groupe My Little (quoi tu savais pas !?) qui fabrique des lunettes à la fois branchées et utiles.

Faisant donc écho à mon précédent article dédié aux verres techniques EyeZen d’Essilor à la technologie brevetée et au prix plus qu’abordable, les lunettes Edie & Watson s’inscrivent dans la même veine de prévention contre les troubles occasionnés par une surexposition à la lumière bleue.

La lumière bleue qui pour rappelle est une lumière naturelle faisant partie du spectre d’émission du soleil, mais hélas également crachée en grande quantité par la totalité de nos accessoires tech, de la Télé au MacBook Air en passant par le Smartphone et la Tablette, autant d’appareils devant lesquels chacun de nous passe en moyenne 6 heures par jour easy comme le précise très justement Edie et Watson sur leur site.

Ce facial prolongé à la lumière bleue a pour désagréables effets d’entraîner entre autres : méga mal de crâne, troubles du sommeil (tu sais quand tu te réveilles avant que ton iPhone ne le fasse), fatigue oculaire (et que tu galères à ouvrir les yeux que tu es persuadé que l’on t’a collé à la Über Glue 3 pendant que tu dormais), mais surtout l’augmentation du risque de choper la DMLA, qui est une dégénérescence des mirettes entraînant une cécité progressive qui in fine te rendra aussi voyant que Ray Charles.

Bref pour se protéger (à) la vue de toute cette chiasse polluant notre quotidien, et ainsi améliorer notre confort de vie connected, la marque Edie & Watson a développé ses propres lunettes munies de verres filtrant 40% de la lumière bleue afin que l’on continue à vous dire : t’as de beaux yeux tu sais !?

Curieux dans l’âme, j’ai donc mis la main sur une paire (j’ai dit curieux, pas bi-curieux les trop curieux justement) d’Edie & Watson (d’ailleurs sinon j’aurais écrit sur les paires d’Edie et Watson, car y’en a deux, d’où la paire, même si ça fait quatre dans les faits,… bref…), et plus précisément sur le modèle BERKELEY afin de les comparer à mes précieuses Ray-Ban munies de verres EyeZen d’Essilor.

C’est (enfin !) parti pour la review.

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EDIE & WATSON BERKELEY

Edie & Watson propose peut-être peu de modèles, mais chacun possède son propre style, avec des formes et des teintes que je trouve particulièrement harmonieuses.

Et bien que l’on n’ait pas franchement le choix des matières, la seule et unique proposée, à savoir l’acétate, (qui est une matière se rapprochant du plastique mais plus technique (plus souple tout en étant plus solide), et surtout beaucoup plus cher) confère aux différents modèles une réelle élégance dans les teintes et le contraste.

Le vrai tour de force de Edie & Watson est d’avoir réussi à concilier le triptyque fashion/prix/technique. Car toutes les paires adultes sont au même prix, à savoir 45€. 35 pour les kiddos. Et pour ce prix, c’est technicité de l’acétate et du verre filtrant alliée à des designs canons.

Moi j’ai choisi le modèle BERKELEY pour son côté écailles old-skool.

Lorsque j’ai reçu ces lunettes, j’ai franchement été surpris par le packaging.

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La boîte est en faite en un jolie carton effet kraft avec en plein centre estampillé Edie & Watson.

Ca s’annonce bien.

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Une fois l’écrin ouvert, c’est une belle pochette bien moelleuse en tissu tout doux qui nous attend.

La teinte tout en nuance de gris de la matière m’a furieusement fait pensé à un Trench Calvin Klein de ma collection. Et ce n’est pas tout.

L’intérieur est rembourré tel un oreiller pour renforcer l’aspect cocooning de cette pochette, qui, bien que d’emblée ne respire pas la testostérone, est tout à fait élégante, noble et surtout passe muraille, pardon, passe partout (et notamment dans mon Trench CK (ça sent l’article ce placement produit)).

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Comme le veut la tradition, la pochette est accompagnée d’un chiffon doux permettant de nettoyer ses lunettes lorsqu’on décide de les accrocher à nos oreilles alors que l’on est en train de manger une raclette avec les doigts.

J’ai particulièrement apprécié l’emballage du chiffon, très funky avec sa paire de klucks découpée dans ce carton effet kraft qui colle parfaitement à l’identité de l’écrin.

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Une fois les lunettes sorties de leur pochette, c’est avec une agréable surprise que j’ai découvert leur forme, légèrement plus massive que ce à quoi je m’attendais (en attendant l’implantation de la Réalité Virtuelle, c’est les aléas des achats par Internet, ma foi. Et puis bon faire un allé-retour chez Colette pour une paire de lunette, voilà quoi…), mais qui en l’occurrence convenait davantage à mes desideratas et plus particulièrement à ma forme de visage. Bonne surprise donc.

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Première impression. C’est du solide. Et c’est bien fini. Les lunettes sont effectivement souple tout en étant bien robuste, et la finition est de bonne facture.

L’estampillage blanc Edie & Watson sur les flancs confère aux lunettes une belle subtilité qui contraste bien avec les teintes de ce modèle Berkeley en tout cas.

La teinte justement, est telle que je la souhaitais. Rétro, vintage, old-skool. Jusque là, c’est parfait. Surtout pour 45€ je le rappelle.

Côté design, c’est donc un sans faute.

Côté usage maintenant, ça donne quoi ?

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EN PRATIQUE 

Inconsciemment, Edie & Watson a très bien choisi sa mascotte, Sultan, son chat aux yeux orange. C’est très représentatif.

Pour reprendre une réplique d’un film de 1995 (prononcé un neuf neuf cinq, big up aux potos) avec ses trois frères aux 100 patates, « c’est le mimi, c’est le rara, et c’est… la memerde. ».

Bon, c’est pas non plus tant la gianormous cata que ça mais quand même.

Voici le plot. Je passe mes journées à faire du graphisme, de la photo, et du jeux-vidéo. Bon c’est pas vrai pour le dernier, c’est plutôt sur Ableton que je passe le dernier tiers de mon temps.

Bref, les couleurs je les côtoie de façon fidèle tous les jours. Et pour cause, mon écran est calibré avec une sonde X-Rite i1Display Pro.

Pour faire simple, mettre ces lunettes c’est comme mettre un filtre réchauffant LBA de Photoshop devant vos yeux. Tout devient orange. Et ça, ça me pose fondamentalement problème.

Car du coup, tout dans mon environnement de travail devient faux. Toutes les couleurs sont biaisées. Autant dire qu’en ce qui me concerne, c’est rédhibitoire.

Par contre effectivement, pour le reste de la majorité de la plèbe à la fac ou devant le Powerpoint de son ordi au bureau, ces lunettes sont parfaites.

Elles occultent, tronquent serait plus juste dans les faits, effectivement très bien cette lumière bleue émanant de nos écrans. Et ne serait-ce que les mettre et les enlever rend flagrant cette constatation de surexposition à cette partie nocive de la lumière.

A tel point que vous aurez mal au crâne lorsque vous les enlèverez tout en restant devant votre écran ! CQFD, ça marche. Enfin presque, le vrai CQFD c’est lorsque vous ferez une journée test devant l’écran avec Edie & Watson, et une autre sans. Bye bye maux de tête, bye-bye boules de pétanque le matin. J’ai fait le test sur un week-end visionnage de film et gaming, et CQFD. Pour 45€, vous vous demanderez encore comment vous vous en êtes passé avant.

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Dans ma pratique plus générale personnelle, c’est nickel pour le Smartphone en journée, le soir je préfère utiliser la fonction NightShift de mon iPhone (ouais je sais j’me la pète et j’aime ça), pour regarder TPMP tout en envoyant des skeuds sur Twitter en mode Dynamique ou Naturel de la télé, pour les games joués dans la même configuration donc, et enfin pour rédiger des articles et bosser sur Ableton, ça me soulage vraiment les yeux après des heures de composition.

Par contre conseil pour le visionnage de films, si vous aussi vous les regardez avec la fonction THX Bloom ou autre mode cinéma de votre , porter ces lunettes nuira à votre expérience. Car ces modes règlent déjà pour vous la luminosité et la température des couleurs, qui deviennent pour ces dernières plus sépia, plus chaudes. Mettre ces lunettes vous donnera l’impression de regarder un film où tout est… orange.

Idem donc avec un écran calibré si vous faites du graphisme ou de la photo, vous aurez davantage mal au crâne en les portant que sans, car inconsciemment votre cerveau s’attendra à des teintes qui ne sont pas les bonnes, et les fabriquera pour vous. En tout cas moi c’est ce qui m’arrive. Je suis dans l’incapacité de les porter plus de 5 minutes lorsque je bosse, car j’ai très vite mal au casque en appliquant des corrections usuelles dont je sais le résultat qui ne s’affiche du coup pas juste.

Bon allé, verdict.

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VERDICT DONC

Le verdict du Claqueur de Doigts sur cette paire de lunettes Edie & Watson modèle BERKELEY est donc mitigé.

Je suis d’un côté carrément emballé par le design et le confort au porté de ces lunettes, à tel point qu’elles se sont déjà glissé sur quelques uns de mes clichés postés sur ce blog, ainsi que dans mes looks lorsque je suis de sortie. Ces Edie & Watson Berkeley sont pour moi un fabuleux accessoire de mode ultra fashion.

D’un autre côté je suis très mitigé sur leur performance technique. Pour quelqu’un d’aussi exigeant que moi niveau graphisme et photo, c’est un échec.

Pour le reste des activités multimédia, ces lunettes font le job, mais hélas avec vraiment trop de générosité.

En effet, possédant une paire de Ray-Ban avec verres techniques EyeZen d’Essilor de chez Clin d’Œil Opticien, la différence est flagrante. Les verres EyeZen font le travail de façon subtil et juste, les verres des Edie & Watson de façon grossière. La preuve ci-dessus (Cimer à Janis En Sucre de m’avoir refilé cette image avec un fond au parfait 50% de gris.).

Dommage donc, car Clin d’Œil Opticien a aussi développé tout une gamme de lunettes All-In-One avec verres EyeZen, le tout pour moins de 50€.

Bon, autrement dit, Edie & Watson, vous savez ce qu’il vous reste à faire !?

Améliorez vos verres, continuez à pondre des designs toujours aussi efficaces, et vous aurez la recette du succès garanti.

On dit merci qui !?

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