J’aimerais bien vous raconter une belle histoire pour vous conter ma découverte avec la marque KOMONO. Du genre que c’était un tendre matin de printemps le long du Canal Saint-Martin, à l’heure où la brume lève sa robe cendrée sur les rives encore désertes pour aller délicatement se déposer sur le périph Parisien déjà constipé et suffocant des fumerolles que crachent les peaux d’échappement. Et qu’alors marchant le long du quai, je vis une grande silhouette fendre le manteau de brouillard, puis quelques pas plus tard croiser son regard de jais avant de lui demander, sans savoir comment l’aborder autrement : « Excusez moi, auriez-vous l’heure s’il-vous-plaît ? »

C’est alors qu’elle aurait déployé avec grâce de sous la cape qui les dissimulait quelques doigts, puis une main couleur neige avant de s’arrêter à son poignet entouré d’une montre aussi belle que cette créature de l’aube.

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup trop d’enfants.

Bien évidemment, la version officielle est nettement moins paillettes et flanelle même si tout part d’une femme également (Que seraist l’Homme sans vous, Mes très chères Dames ?). #VilCharmeur

C’était en fait à un rendez-vous Adopt tout ce qu’il y a de plus pénible, autrement dit en terrasse, accoudé à une table pleine de crasse car bien évidemment face au boulevard et encadré de Kebabs, que j’ai fait la connaissance de KOMONO. Enfin plutôt de la fille qui la portait. Non non, en fait de la montre qu’elle portait. Car il faut dire ce qui est, après avoir vu le spécimen #LesJoiesdAdoptUnMec, tout aussi gentlemen que je sois, il y a des bornes à ne pas dépasser si l’on veut conserver un minimum de dignité. J’avais faim, mais pas à ce point. #JeSuisConnard C’est en buvant ma tasse de café plutôt que les paroles du moulin à rien qui me faisait face que mon regard s’est posé sur ce petit objet soigné qui ornait son poignet aussi épais qu’une baguette de pain et qui tranchait avec le reste de l’apparat qui lui, jurait.

La coupant alors dans son élan de néant, je lui demande alors : « Ta montre là, c’est quoi comme marque ? ». Stupéfaite, car convaincue que la serviette s’intéressait au torchon, elle me répondit par un distingué « Euuuuh » suivit d’une hésitante certitude caractéristique du Faux Chic Faux Genre « KOMONO je crois ». Après avoir doucement entouré son poignet de ma main, et avoir lu « KOMONO » sur le cadran, j’en suis arrivé à la conclusion que cette fille avait sans aucun doute quitté l’école prématurément.

Après avoir reposé son poignet et délivré mes doigts restés coincé sous ce dernier en les faisant glisser grâce à la pellicule de gras environnant ( pollution, que ferais je sans toi !? ), je me lève d’un bon, passe ma main à l’intérieur de mon blouson, lâche 2 euros nonchalamment, et me casse sans un regard. J’en avais vu assez pour la journée, ou trop peu.

Sur le chemin du retour, je suis obnubilé par cette montre au cadran poivré et au bracelet à la couleur d’un bon cognac. Une fois arrivé chez moi, je furette l’internet. Je découvre alors le site de la marque KOMONO.

Putain, c’est beau.

Mais mes doutes se confirment. La fille portait bien une montre de mec. Comme quoi, elle avait tout de même une touche de goût.

5 jours et un bon de réduction plus tard, ma KOMONO est donc à mon poignet.

Verdict ?

J’ai découvert KOMONO la même semaine de l’annonce de leur collaboration avec la fabrique de tissu ancestral VLISCO pour une collection capsule de 6 pièces.

Pour la petite histoire, VLISCO est une fabrique ancestrale (1846) de tissu Hand-Made. Pilié de la mode en Ouest et Centre-Afrique depuis leur création, VLISCO a ensuite rayonné dans toute l’Afrique puis le monde occidental pour marquer la mode de son emprunte. VLISCO est par ailleurs pour l’heure toujours l’unique fabriquant de tissu estampillé DUTCH WAX, une technique de fabrication permettant à chaque tissu d’être unique de par les petites imperfections inhérentes au procédé même de production.

A l’occasion de leur featuring avec KOMONO, VLISCO a remis au goût du jour un de leur plus ancien imprimé (1922), intitulé « Peau de Serpent ». Autrement dit, chaque montre KOMONO de cette collection capsule porte un morceau de l’héritage VLISCO à travers son bracelet.

C’est d’ailleurs le leitmotiv de KOMONO, de proposer des produits à travers lesquels chacun puissent exprimer sa personnalité et laisser une emprunte dans le temps.

La collaboration avec VLISCO s’inscrit donc pleinement dans cet ADN de proposer des pièces uniques de caractère mais surtout et avant tout identitaires.

Le concept est fort. Et le résultat, à la hauteur.

A commencer par le packaging. Une boîte texturée reprenant le motif du bracelet, avec en relief sur la partie supérieure le logo de KOMONO, une police réfléchissante sur les quatre flancs reprenant la teinte du cadran et utilisée pour le branding et les spécifications techniques.

Franchement, ça en jette à mort !

On retrouve aussi à l’intérieur un petit leaflet présentant la collaboration et la collection capsule qui en découle. Ma foi …, intéressant !

Une fois la montre sortie de son écrin, la première chose qui surprend, c’est le cadran, bleu indigo.

Vraiment, une réussite. Le satiné soleil confère au cadran des reflets moirés bleu violet vraiment sublimes.

J’aime la simplicité du cadran. C’est efficace, et radicalement élégant.

Passons à la boîte. Acier inoxydable. 41mm. Taille idéale pour un homme avec fin, moyen ou gros poignet. Mouvement : Quartz Japonais. Le top. Waterproof jusqu’à 3atm, autrement dit 30 mètres.

Le brossé indigo sur les flancs est magnifique, et surtout, uniforme. De plus, il se poursuit jusque sur les cornes de la boîte. C’est propre, et ça respire le bon boulot.

La couronne est dans l’alignement de l’inscription KOMONO à 4h sur le cadran.

Honnêtement, c’est vraiment bien trouvé. Je suis carrément séduit !

Le verre par contre n’a pas de traitement anti-reflet. Dommage, dans certaines conditions, l’on perd le caractère du cadran.

Autre surprise, le fond est poli ! Et non teinté ! Aïe, ça jure.

Même si le poli est parfaitement maîtrisé et les gravures propres, un fond d’une autre couleur et d’une autre finition dans une boîte teintée, pour moi c’est un fashion faux-pas.

Ce fond aurait dû être grainé ou poudré mat. Cela aurait renforcé le caractère de la montre.

Pourtant même la boucle du bracelet reprend la finition et la teinte de la boîte ! Curieux choix pour ce fond donc … un problème avec le fournisseur peut être ? Que sais-je, mais ça sent l’embuscade de production à plein naseaux …

Enfin, le bracelet. Ça, c’est de la qualité. L’imprimé est im-pec-cable ! Le touché est agréable, et la texture, fine.

Le doublage est en Alsavel, texturé beige. Le contraste fonctionne bien.

C’est un bracelet collé donc, mais je trouve le choix judicieux. Des coutures n’auraient rien apporté à ce bracelet. Par contre, concernant le côté waterproof, on oublie. Baignez vous deux fois 20 minutes dans de l’eau salée et votre bracelet sera foutu. Je place ça là hein, vous en faites ce que vous voulez …

Pour conclure, parlons prix ! AUCUNE des KOMONO, je dis bien AUCUNE, n’est au dessus de 89,95€ (!!!). Pour ce prix là, je veux bien passer sur le fond poli et le verre non-traité. Car c’est simple, là où Nixon et Daniel Wellington font bien, pour moi, KOMONO fait mieux !

Verdict final : J’ai acheté ! Et je vais racheter !!!

Pour clore cet article, voici un petit set de photos sérieux mais pas trop pour vos donner des idées ! Bon appétit !

footer copy

TU AS LIKÉ ? 

RELATED ARTICLES

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here