Une semaine après le terrible KO Technique horloger que la marque ArtyA nous a infligé à la suite d’un uppercutant enchaînement de jabs et de crochets micromécaniques, nous remontons aujourd’hui sur le ring de Baselworld 2019 pour cette fois affronter les nouveautés du challenger… Briiiiisss-toooon !

Si la jeune marque de Brice Jaunet a réussi à s’imposer aussi vite ces dernières années sur les étals du marché Grand Frais horloger, et plus spécifiquement sur le cannibale et ultra compétitif rayon des paniers de crabes vendus à moins de 500 balles l’unité, ce n’est certainement pas grâce au banal mouvement quartz se cachant sous la carapace de ses garde-temps, mais bien grâce à la singularité de son concept consistant en une chitine en acétate adaptable en une fraction de seconde à toute une flopée de bracelets Nato interchangeables.

Fort de ce succès dont il peut être fier, Brice Jaunet a cette année décidé de faire briller un peu plus le blason de sa notoriété en dorant ce dernier d’un fin plaquage de prestige en offrant, enfin, des mouvements automatiques à ses garde-temps.

Comme le veut l’adage, il n’est jamais trop tard… à condition que ce soit bien fait !

BRISTON CLUBMASTER GMT TRAVELLER

Bon, s’il faudra encore quelques miles au compteur des quarters de la marque pour voir poindre un tourbillon volant à l’horizon de sa roadmap, Briston poursuit néanmoins son petit bout de chemin en papillonnant cette année autour de son tout premier GMT, automatique de surcroît, comme nouveau checkpoint horloger atteint.

Limité à 500 exemplaires, ce premier modèle GMT, baptisé Briston Clubmaster GMT Traveller, reprend donc les codes de la marque, et plus particulièrement ceux de la collection Clubmaster Diver, avec un boîtier en acétate écaille de tortue ou en acier poli, et deux couronnes inclinées en saillie sur le côté droit.

La première couronne vissée à 4 heures sert à régler l’heure et la date ainsi que la fonction GMT, tandis que la seconde à 2 heures permet de régler la lunette interne et ainsi lire l’heure du second fuseau horaire.

Et cerise donc sur, enfin dans le gâteau en acétate ou en acier de cette Briston Clubmaster GMT Traveller, un mouvement automatique suisse W330-1 de chez Sellita doté d’environ 48 heures de réserve de marche.

Comme se le répéterait le mec qui tombe d’un immeuble de cinquante étages au fur et à mesure de sa chute pour se rassurer : jusqu’ici, tout va bien.

BRISTON CLUBMASTER GMT TRAVELLER – PRIX SUR DEMANDE

BRISTON CLUBMASTER ICONIC

Si l’exotisme de la forme carrée-cambrée couplé à l’atypique acétate écaille de tortue des boîtiers de la marque a permis à Briston de laisser son emprunte dans la mémoire horlogère, il faut désormais que l’inconscient collectif intègre le fait que Briston n’est pas seulement réduit au Quartz, mais verse également dans le mouvement mécanique automatique.

Avec le positionnement prix qui va avec.

Afin d’apporter de la clarté à ses déjà fidèles comme ses futurs adeptes-clients, la marque a donc naturellement choisi d’étoffer sa collection avec la nouvelle gamme Clubmaster Iconic.

Qui dit nouvelle gamme dit naturellement nouvelle identité de produit, que Briston a voulu à la fois dans la douce continuité et dans la légère rupture afin d’au mieux amorcer cette transition vers, je l’espère, le tout mécanique.

Le boîtier de 40mm de désormais iconique forme coussin et en traditionnel acétate ou en acier abrite ainsi deux nouveaux types de cadrans, déclinés au demeurant en plusieurs teintes, l’un ajouré et l’autre plein, tous deux ayant pour point commun de jolis indexes polis en forme de flèche en appliques.

Alors que les très classiques modèles avec cadran plein sont équipés du mouvement automatique japonais NH35 à trois aiguilles et date à 6 heures, les modèles avec cadran ajourés, plus contemporains, sont animés par le mouvement automatique, toujours japonais, NH38 avec ouverture sur le balancier à 9 heures.

La Clubmaster Iconic se voit également doter d’un verre saphir inrayable et ultra résistant, d’une couronne conique, d’un fond ajouré permettant d’apprécier une masse oscillante décorée « Côtes de Genève », et d’un tout nouveau bracelet deux brins en cuir vintage.

Si Brice Jaunet n’a pas pris le risque de faire négocier à Briston le virage mécanique en tête d’épingle au frein à main, force est de constater que le résultat est bel, enfin beau, et bien là, à défaut du panache.

Mais comme le veut l’adage, qui veut aller loin ménage sa monture.

Mais comme le veut l’adage, qui veut aller loin ménage sa monture.

Or, la route pour Briston est encore longue, c’est une certitude.

La prochaine étape ? Un cadran squelette peut-être ? Prévisible me direz-vous. Mais aussi terriblement efficace.

Alors, on prend les paris !?

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